Jo Roulet a pris sa retraite en 2005 après une carrière de près de 30 ans dans le tourisme aboutissant à la direction de l’office de tourisme des Carroz. Depuis 1991, Jo organise les Montgolfiades, grand rassemblement de pilotes. Pour Jo Roulet, prendre sa retraite ne signifiait nullement « mise au vert » mais seulement changement d’activité. Il a en effet décidé de se consacrer à partir de ce moment là à sa passion : la Montgolfière. Il emmène donc, toute l’année, des passagers rêver au milieu des montagnes environnantes, participe à des meetings de promotion (environ 15 par an) à travers diverses régions de France : Beaujolais, Bourgogne, Est, Nord, et Centre ou à l’étranger en Angleterre, en Belgique, en Suisse et en Allemagne, sans oublier dans ses choix de destination les retombées médiatiques pour la station, sa voile étant à l’effigie des Carroz.
Jo, c’est la référence « montagne française » : 2065 ascensions pour 2460 h de vol dont 1 200 en montagne, avec 9 traversées de la chaîne du Mont-Blanc axe France-Italie et 2 vols sur la chaîne des Alpes : les Carroz-Gap. En 2003, il fut le premier pilote de Montgolfière (licence obtenue en 1990) à traverser le détroit de Gibraltar ; 74 kms de distance parcourue dont 62 kms en survol maritime, le tout en 2 h 30.
Sa carrière de pilote fut émaillée de deux accidents qui auraient pu s’avérer fatals sans la grande maîtrise qu’il a du pilotage et notamment de l’aérologie en milieu montagnard. En 1994, alors qu’il faisait le plein de gaz après un vol dans sa montgolfière par un temps orageux, l’électricité statique provoquant une étincelle a embrasé la nacelle, dans la remorque. Il s’en sortit avec des brûlures au visage et aux mains.
En 2008, la nacelle a percuté une ligne à haute tension de 20 000 V, alors qu’il était en phase d’atterrissage à 20 m du sol, produisant un arc électrique. L’embrasement
fut immédiat et Jo, dans une situation plus que délicate a dû gérer avec beaucoup de sang froid l’atterrissage, sauvant ainsi la vie de ses passagers. Cela ne l’empêcha pas, après huit jours d’hospitalisation pour brûlures graves, d’encadrer les Montgolfiades avec l’aide de ses deux assistants pilotes et le soutien efficace de l’office de tourisme et de la Municipalité.
A la suite de cet accident, la commune très solidaire de Jo dans cette épreuve lui a proposé de continuer cette activité par le rachat d’une nouvelle montgolfière et le voilà reparti pour quelques années.
Jo a pu surmonter ces fâcheux épisodes grâce à sa capacité à rebondir malgré les difficultés et sa passion n’en a pas été entamée pour autant, bien au contraire.
Quels sont ses projets ? Jo vit une réelle passion ; celle de l’aventure partagée avec des passagers ou des professionnels. Il faut être en effet fervent adepte pour piloter dans cette région ; cela nécessite une parfaite maîtrise de la météorologie et de l’aérologie de montagne.